‘Lost in the not-being of my thoughts
I tip in a confused state
And I sink to the point of no return
Towards the forbidden zone of uncertainty’

‘Et puis merde, j’arrête de m’apitoyer sur mon sort, il faut juste que je me rentre bien dans le crâne que la vie, au fond, c’est simple, il suffit de se dire qu’à la fin, on finira tous par crever.’
J’en ai marre, j’ai juste envie de piquer ma crise.
Pourquoi ? Pourquoi eux, pourquoi , Pourquoi moi ? Hein ?! Et puis, pourquoi faut savoir pourquoi ? Pour trouver une cause, un quelqu’un sur qui taper ? Pour décharger son malheur, sa rage, sa colère sur quelque chose qui n’est pas nous ? Ce ne sont que des suppositions. Mais c’est comme ça, j’m'énerve. J’en ai envie.
C’est souvent comme ça, chez moi, je fais ce dont j’ai envie, au moment où j’en ai envie. A part si je sais que ça va me prendre la tête. Parce qu’à ce moment là, je vais tout lâcher, m’éloigner dans un retentissant “Trop galèèère …” ou “Trop la flemme” ” C’est genre trop … trop, quoi …” dans ces moment-là, je me demande sincèrement pourquoi ils ne me foutent pas une bonne baffe.
Et puis pourquoi je pense ça, moi ? Tien, je recommence avec mes questions à la con. On s’en fou, de toute façon, de mes états d’âmes. C’est pour ça que je les écris d’ailleurs. Parce qu’aucune personne censée ne les lira et ne les comprendra. J’ai bien dit, aucune personne censée.
Parce qu’il y a des personnes censées maintenant ? Nan, l’être humain est un paradoxe à lui tout seul. Comment vivre en accord avec ses idées, si de un, elles deviennent toujours fausses avec le temps, et, de deux, de toute façon, aller jusqu’au bout de la logique, c’est être mort. Oui, mais on meurt tous un jour, non ?
Faut que j’arrête de penser de façon globale, de me dire que l’humanité, que l’univers s’il est prit dans sa totalité n’a aucune utilité, que le rien ou la matière, c’est du pareil au même. Il faut que je pense ‘échelle individuelle’, que je pense à moi, sans inclure dans mon graphique les gens que je connais pas, les vivants et les choses dont je ne soupçonne même pas l’existence et qui pourtant sont bien présents. Là, je trouverai un sens, parce que j’aurais un point d’appuis, que ce soit moi ou autre chose.
Vous vous rendez compte ?! Pour ne pas devenir un spectre, je ferme volontairement les yeux, je le revendique même ! J’ai honte. Mais ça ne m’empêche pas d’ignorer le côté vain de notre existence, quand je vais aux mures, ou quand j’essaye la robe que ma mère m’a achetée hier ou alors quand je regarde, fascinée, Lost à la télé (mais faut dire qu’elle est vraiment super cette série).
Oh, bien sur, j’ai des moments de lucidité. Même si je le voulais, je pourrais pas y échapper. Yen a qui appellent sa dépression, moi c’est plus court et fréquent, c’était le soir, quand je profitais de la balade du chien pour regarder la mer, tous les jours dans les chiottes, tout à l’heure sur le bord du chemin, et puis maintenant, dans une chambre qui n’a jamais été vraiment la mienne, tous les deux mois où j’y ai dormis, alors que la nuit est tombée depuis longtemps, que mon ventre me hurle des messages non identifiés – je ne sais même plus faire la différence entre “j’ai faim !” et “j’ai trop mangé !”. Yen a qui diraient aussi que je suis intense. J’en sais rien, mais c’est pas nouveau.
Faut que j’écrive, pour qui, pour quoi, je suis trop fatiguée pour chercher. J’ai sommeil, mais je sais que je dormirai pas, en tout cas pas avant un bout de temps. Ouais, c’est ça, cherchez à ma place. Vous avez sûrement plus d’énergie, et moins d’heures de dodo en retard. Vos doigts ne sont pas en train de ralentir leur course, d’habitude folle sur le clavier noir. Votre conscience ne vous hurle sûrement pas dessus pour que vous éteignez cette stupide machine qui bouffe de tout, surtout de la matière grise, alors qu’en face, le sub-conscient vous incite à garder les paupière ouvertes, on sait jamais, ça peut toujours être utile d’avoir les yeux explosés, et que votre cervelle soit remplacée par un sachet de marshmallows à moitiés fondus.
Putain … J’aimerai bien m’endormir maintenant, et pour toute la vie qu’il me reste, rêver tranquillement,sans aucune interruption. J’adore mes rêves …
Teddy-THOT, the Rat.