Tel un sac en plastique noir errant dans le ciel gris d’une sombre fin d’après-midi

septembre 11, 2009

Dirty rat.

Non, je ne vais pas réfléchir plus. Non, je vais prendre cette arme, je vais refermer mon poing autour, jusqu’à ce que mes phalanges en blanchisses. Puis, je lèverai mes yeux pour les darder, vers eux, alors, je brandirai le poignard, vers eux. Ils ne comprendront pas tout de suite, se contentant de me regarder avec, dans leurs iris une lueur d’incompréhension amusée. Moi aussi, je sourirai, mais pas comme eux. Ce sera un rictus de rage mêlé à une pointe de folie. J’avancerai petit pas par petit pas; de plus en plus menaçante à chaque mètre parcouru. Certains comprendront et s’enfuiront. Mais, il y a toujours un ou une, incapable d’esquisser le moindre mouvement, dans ce genre de situation. Je ne m’arrêterai pas, et l’acculerai contre un mur. Doucement, j’approcherai mon visage du sien, et je lui soufflerai que son rêve est sur le point de se terminer, que le réveil va sonner. Non, il ne comprendra rien, tout en priant pour que je n’eut pas tord. De la pointe de mon arme, j’appuierai à la limite du déchirement de la peau, contre son ventre. Lentement, presque délicatement, je promènerai le couteau sur son torse, toujours vers le haut. Une fois arrivée au cœur, j’arrêterai pendant quelques secondes, juste pour sentir le stress monter en face de moi. Mais bien vite, le cheminement de la lame reprendra, jusqu’à venir caresser le cou, sentir palpiter la veine jugulaire. Mes yeux quitteront alors mon arme pour les pupilles dilatées par la peur de ma victime. Après un dernier sourire, j’avancerai comme pour l’embrasser, la bouche entrouverte. Oui, étreinte de la mort. La chair cèdera facilement, le sang coulera à flots, son regard deviendra vitreux et vide en même temps que se perdra dans l’air son dernier cri.

Mort.

Bernic & ‘your smile is a commercial food’

août 28, 2009
‘Lost in the not-being of my thoughts
I tip in a confused state
And I sink to the point of no return
Towards the forbidden zone of uncertainty’
Je suis un parfait exemple de bernic humain, toujours collée à quelque chose

‘Et puis merde, j’arrête de m’apitoyer sur mon sort, il faut juste que je me rentre bien dans le crâne que la vie, au fond, c’est simple, il suffit de se dire qu’à la fin, on finira tous par crever.’

J’en ai marre, j’ai juste envie de piquer ma crise.

Pourquoi ? Pourquoi eux, pourquoi , Pourquoi moi ? Hein ?! Et puis, pourquoi faut savoir pourquoi ? Pour trouver une cause, un quelqu’un sur qui taper ? Pour décharger son malheur, sa rage, sa colère sur quelque chose qui n’est pas nous ? Ce ne sont que des suppositions. Mais c’est comme ça, j’m'énerve. J’en ai envie.

C’est souvent comme ça, chez moi, je fais ce dont j’ai envie, au moment où j’en ai envie. A part si je sais que ça va me prendre la tête. Parce qu’à ce moment là, je vais tout lâcher, m’éloigner dans un retentissant “Trop galèèère …” ou “Trop la flemme” ” C’est genre trop … trop, quoi …” dans ces moment-là, je me demande sincèrement pourquoi ils ne me foutent pas une bonne baffe.

Et puis pourquoi je pense ça, moi ? Tien, je recommence avec mes questions à la con. On s’en fou, de toute façon, de mes états d’âmes. C’est pour ça que je les écris d’ailleurs. Parce qu’aucune personne censée ne les lira et ne les comprendra. J’ai bien dit, aucune personne censée.
Parce qu’il y a des personnes censées maintenant ? Nan, l’être humain est un paradoxe à lui tout seul. Comment vivre en accord avec ses idées, si de un, elles deviennent toujours fausses avec le temps, et, de deux, de toute façon, aller jusqu’au bout de la logique, c’est être mort. Oui, mais on meurt tous un jour, non ?
Faut que j’arrête de penser de façon globale, de me dire que l’humanité, que l’univers s’il est prit dans sa totalité n’a aucune utilité, que le rien ou la matière, c’est du pareil au même. Il faut que je pense ‘échelle individuelle’, que je pense à moi, sans inclure dans mon graphique les gens que je connais pas, les vivants et les choses dont je ne soupçonne même pas l’existence et qui pourtant sont bien présents. Là, je trouverai un sens, parce que j’aurais un point d’appuis, que ce soit moi ou autre chose.
Vous vous rendez compte ?! Pour ne pas devenir un spectre, je ferme volontairement les yeux, je le revendique même ! J’ai honte. Mais ça ne m’empêche pas d’ignorer le côté vain de notre existence, quand je vais aux mures, ou quand j’essaye la robe que ma mère m’a achetée hier ou alors quand je regarde, fascinée, Lost à la télé (mais faut dire qu’elle est vraiment super cette série).

Oh, bien sur, j’ai des moments de lucidité. Même si je le voulais, je pourrais pas y échapper. Yen a qui appellent sa dépression, moi c’est plus court et fréquent, c’était le soir, quand je profitais de la balade du chien pour regarder la mer, tous les jours dans les chiottes, tout à l’heure sur le bord du chemin, et puis maintenant, dans une chambre qui n’a jamais été vraiment la mienne, tous les deux mois où j’y ai dormis, alors que la nuit est tombée depuis longtemps, que mon ventre me hurle des messages non identifiés – je ne sais même plus faire la différence entre “j’ai faim !” et “j’ai trop mangé !”. Yen a qui diraient aussi que je suis intense. J’en sais rien, mais c’est pas nouveau.

Faut que j’écrive, pour qui, pour quoi, je suis trop fatiguée pour chercher. J’ai sommeil, mais je sais que je dormirai pas, en tout cas pas avant un bout de temps. Ouais, c’est ça, cherchez à ma place. Vous avez sûrement plus d’énergie, et moins d’heures de dodo en retard. Vos doigts ne sont pas en train de ralentir leur course, d’habitude folle sur le clavier noir. Votre conscience ne vous hurle sûrement pas dessus pour que vous éteignez cette stupide machine qui bouffe de tout, surtout de la matière grise, alors qu’en face, le sub-conscient vous incite à garder les paupière ouvertes, on sait jamais, ça peut toujours être utile d’avoir les yeux explosés, et que votre cervelle soit remplacée par un sachet de marshmallows à moitiés fondus.
Putain … J’aimerai bien m’endormir maintenant, et pour toute la vie qu’il me reste, rêver tranquillement,sans aucune interruption. J’adore mes rêves …

Teddy-THOT, the Rat.

Telle une musicienne sans instrument …

août 28, 2009

Je n’ai pas eu envie de mettre une chanson de moi. Mais plutôt de quelqu’un d’autre. De toute façon, c’est du pareil au même …

'Wait a sec' from Serial Experiments Lain

'Wait a sec' from Serial Experiments Lain

Wait a sec.

Tout va trop vite
Je n’ai plus le temps
De voir, de vivre
Ils vont tracer
Sans respirer
En arrière, au devant
Tout reste flou
Ils deviennent fous

Wait a sec
Et laisse moi réfléchir
Wait a sec
Ne pense pas à l’avenir

Mes paupières
Lentement vont tomber
Mon cœur va s’arrêter
Mais la roue tourne
Et le monde court
A en crever
Tant pis pour lui ( C’est la vie)

Wait a sec
Et laisse moi réfléchir
Wait a sec
Ne pense pas à l’avenir

Mais les secondes
Sont si précieuses
Et les minutes
Vaudront de l’or
Je ne tenterais plus
De te stopper
Dans cette course
Ne m’attend pas

Don’t wait for me
Et laisse moi réfléchir
Don’t wait for me
Ne pense pas à l’avenir


¤¤¤

Chanson de In-GREY corrigée par le Collectif Bloody Day (Tally-wa & T-T).

If you die in Creating or the the first Out-Cast’s song

août 27, 2009

If You Die in Creating …

Contemplation Comateuse, ou comment s'endormir devant un objectif avec poésie


If you die in creating

So tell yourself that your life
Has been your last work
Tell yourself that your blood, your tears
Your sweat and your shit too
Will become the colors of your last picture

If you die in creating

They’ll look with contempt
Your stiff and cold body
Exact reflection of your mind
The corpse of a tortured artist
Who died from not being able to
Finish his first and last masterpiece


¤¤¤

Cette chanson n’est toujours pas terminé. Et pourtant je l’ai choisie pour débuter ce blog. Pourquoi ? Deux raisons: a/ C’est le dernier texte que j’ai écris, b/ Ce blog sera fortement marqué par l’emprunte de celui que je considère comme mon guide spirituel, Victor Hugo (V-H pour les intimes), et cette chanson est librement inspirée d’un de ses poèmes.

Explication donnée. Il ne me reste plus qu’à poster un autre article …

Ted.


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.